Principes et statuts du SIT

- Statuts du SIT

Vous trouverez ci-après les statuts du SIT en version PDF. Nous encourageons tout particulièrement les personnes membres de notre syndicat ou nouvellement adhérentes de prendre connaissance des clauses relatives à l’adhésion au SIT ainsi qu’aux droits et obligations des membres. statuts du SIT

- Déclaration de principes

Le SIT affirme sa volonté d’être une organisation syndicale interprofessionnelle démocratique répondant pleinement aux aspirations des travailleuses et des travailleurs. Il souligne les apports de différentes formes de l’humanisme à la définition des exigences fondamentales de la personne humaine et de sa place dans la société. Il entend développer son action en restant fidèle à un syndicalisme fondé sur ces exigences. Personne humaine et société

1. Tout le combat du mouvement ouvrier tend :

- à une société où soient données les conditions indispensables à l’épanouissement de la personne humaine, une société où les travailleurs-euses puissent, d’une manière collective et dynamique, décider de la manière dont ils-elles pourront assurer leur promotion sur les plans politique, économique, social et culturel ;

- à garantir le plein exercice de la liberté de conscience, d’opinion et d’expression, comme le droit de constituer des associations qui permettent de satisfaire aux divers besoins de la vie en société ;

- à lutter contre toute discrimination, toute prérogative fondées sur la classe et l’origine sociales, la richesse, le sexe, la race, la nationalité, la culture ou la religion, qui sont contraires à la dignité humaine ;

- à développer chez chaque travailleur-euse le fait qu’il-elle ne vit pas pour lui-elle seul-e, mais est un être social et, comme tel, capable et tenu de participer à la construction d’une société plus solidaire.

2. En conséquence, les structures et les institutions de la société doivent permettre à tout être humain, dans les domaines individuel, familial et social, de développer sa personnalité en assurant la satisfaction de ses besoins matériels, intellectuels et spirituels au sein des divers groupes et communautés auxquels il appartient.

3. Les catégories sociales, les régions et peuples les plus défavorisés ont droit à la solidarité effective de la société. Cela implique notamment que femmes, jeunes et étrangers-ères soient reconnu-e-s en tant que travailleurs-euses égaux-ales en droits et défendu-e-s de tout préjudice.

4. Les structures et les institutions de la société doivent aussi offrir à chacun-e des chances égales d’accéder à la culture et de prendre ses responsabilités dans la construction de la société. Il importe de réaliser par étape le droit des travailleurs-euses à l’autodétermination, une répartition et un contrôle démocratique du pouvoir économique et politique assurant aux travailleurs-euses et à leurs organisations syndicales le plein exercice de leurs droits.

5. Le travail revêt une valeur supérieure à celles de tous les autres facteurs de production : sol et capital, connaissances scientifiques et équipement technique ne doivent être que des instruments servant l’homme et la femme à épanouir leur personnalité et acquérir leur sécurité matérielle d’existence.

6. Le droit au travail repose sur les trois dimensions que le travail humain devrait comporter : épanouissement de la personnalité, utilité à la collectivité et sécurité matérielle d’existence.

7. La propriété des moyens de production, de distribution et de gestion ne doit pas conférer des pouvoirs sur les hommes et les femmes, ni sur la société. Ils doivent découler du travail et être entre les mains de toutes et tous.

8. Les régimes économiques où dominent des minorités ou des technocrates qui se réservent toute l’autorité et le pouvoir de décision sont contraires à une société juste et démocratique. Le SIT s’oppose à des structures et des méthodes déshumanisantes. Il combat toutes les formes de capitalisme et de totalitarisme.

9. Pour le SIT, le progrès social doit passer par une transformation fondamentale des mécanismes économiques, sociaux et culturels, et une profonde redistribution des pouvoirs qui en découlent. L’économie doit être mise au service de la personne humaine et répondre aux besoins de toutes et tous. Un véritable progrès n’est réalisé que si les changements structurels se doublent d’un changement des mentalités.

10. Le progrès social doit être fondé sur la satisfaction des besoins fondamentaux et prioritaires de tous les peuples et non pas sur le gaspillage et sur la production de biens matériels inutiles, voire nuisibles, ne profitant qu’à une minorité.

11. Le progrès social consiste à éliminer les inégalités entre les diverses catégories de salarié-e-s, entre les classes sociales, entre les peuples.

12. Le SIT rejette une croissance économique se faisant au détriment de la nature, de l’environnement, de la qualité de vie de chacun-e et qui entraîne, entre autres, une augmentation de la fatigue nerveuse et de l’insatisfaction au travail. Moyens d’action

13. Le syndicalisme est pour les travailleurs-euses l’instrument nécessaire de leur promotion individuelle et collective et de la construction d’une société démocratique. Il doit assurer sa part de responsabilité dans l’organisation mondiale indispensable au développement des libertés, à la solidarité entre les peuples et au maintien de la paix.

14. Sans poursuivre par principe un développement systématique des antagonismes existant dans la société, le SIT entend dans son action susciter chez les travailleurs-euses une prise de conscience des conditions de leur émancipation.

15. L’émancipation des travailleurs-euses doit se réaliser avec l’ensemble des travailleurs-euses, quelles que soient leur profession et leur catégorie sociale. Toutefois, dans l’action syndicale, la priorité sera donnée aux plus défavorisé-e-s et à celles et ceux qui ont le plus de difficultés à s’organiser.

16. Ainsi, le SIT doit renforcer son action interprofessionnelle autant sur le plan de son organisation interne que de ses priorités d’actions à l’extérieur. Il sera d’autant plus attaché à ces exigences que les risques d’égoïsmes corporatifs ou sectoriels et de refus de solidarité concrète sont grands.

17. Le SIT considère le droit d’association et la liberté syndicale comme un droit fondamental. Il affirme la liberté de chaque travailleur-euse d’adhérer à l’organisation syndicale qui correspond à ses vues. En l’état actuel, le pluralisme syndical est un moyen nécessaire pour garantir des pratiques syndicales correspondant à la volonté et aux conceptions de chaque travailleur-euse.

18. Le SIT estime nécessaire de distinguer ses responsabilités des groupements politiques et entend garder à son action une entière indépendance à l’égard de l’État, des partis, des Églises, comme de tout groupement extérieur.

19. Le SIT est prêt à collaborer sur pied d’égalité avec d’autres syndicats et organisations démocratiques, pour autant que son originalité et son autonomie soient sauvegardées et que cela permette de mieux faire aboutir les légitimes revendications des travailleurs-euses.



Documents joints

Campagnes