Convergence des luttes, tous dans la rue le 30 Octobre !

Meilleurs salaires, meilleures conditions de travail, c’est une question de justice sociale !

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Gros Œuvre
C’est devenu une tradition dont les maçons et leurs collègues machinistes, grutiers ou encore ferrailleurs et coffreurs se passeraient bien : à chaque échéance conventionnelle - et la prochaine, prévue en 2022, ne fera pas exception - le patronat tente de leur imposer une flexibilisation et une augmentation du temps et des cadences de travail. Travail généralisé du samedi, vacances imposées en hiver et semaines de 50 heures en été sous un soleil de plomb. La précarité gagne du terrain sur les chantiers. Pour plusieurs catégories de travailleurs, cette précarité est devenue une réalité quotidienne. Victimes de la sous-traitance abusive et son lot de faillites frauduleuses en cascade et de salaires impayés, des centaines d’entre eux sont sacrifiés sur l’autel des profits. Exposés aux intempéries, aux chutes de neige, aux périodes de grands froids et à des épisodes caniculaires de plus en plus rudes, l’ensemble des travailleurs du secteur mettent gravement en danger leur santé, faute de solution permettant leur protection et le paiement de leurs salaires en cas de météo défavorable. Si on rajoute les problématiques liées aux licenciements des travailleurs âgés, l’utilisation abusive du travail temporaire par certaines grandes entreprises et l’absence de mesures de protection prises dans le cadre de la pandémie par plusieurs employeurs irresponsables, le tableau est complet. Alors que les carnets de commandes dé-bordent, alors que la situation économique dans la construction est peut-être meilleure aujourd’hui qu’avant l’apparition du COVID, la coupe est pleine !

Artisanat
Depuis des années les salaires stagnent, alors que le coût de la vie ne fait qu’exploser à Genève, plus qu’ailleurs en Suisse. Une revalorisation des salaires s’impose ! Une augmentation des indemnités journalières pour les repas ne peut plus attendre, 18 CHF ne sont plus suffisants et les travailleurs de l’artisanat se battent pour obtenir la même indemnité de leurs collègues de la Construction, 25 CHF pour tous !
Sur les chantiers, les menuisiers et menuisières, plâtriers, peintres, électricien-ne-s, technicien-ne-s du bâtiment et toutes les autres pro-fessions concernées font face au quotidien à des problèmes récurrents. Précarité, violations des conventions collectives, sous-traitance en cas-cade et encore : absence de toilettes et de local de pause chauffé, charges lourdes à porter à la main sur plusieurs étages, problèmes de planification et d’organisation des travaux. La situation est devenue encore plus compliquée avec le coronavirus. Trop souvent la distanciation ne peut pas être respectée et les moyens de protection comme les masques, le savon et le désinfectant font dé-faut.

Parcs & Jardins
Alors que depuis juillet 2021, la CCT est applicable à l’ensemble des entreprises et des employés du canton, beaucoup reste à faire à faire pour améliorer les conditions de travail des jardinièrs-ères et des paysagistes.
En effet, aujourd’hui, malgré le fait que la branche bénéficie d’une flexibilité déjà très largement favorable aux patrons qui leur permettent de faire travailler leurs employé-e-s jusqu’à 49 heures hebdomadaires de mars à octobre, ces derniers en demandent toujours plus !
Jugez plutôt, le travail du samedi, particulièrement pénible pour la vie familiale et sociale après une longue semaine de labeur, pendant la saison des plantations, n’est même pas majoré !
Par ailleurs, une solution acceptable au problème des intempéries n’a toujours pas été trouvée alors que la santé et la sécurité des jardinièrs-ères et les paysagistes sont particulièrement exposés lors des périodes de grands froids, de pluie, ou encore de canicule. Le patronat propose que les heures perdues en raison d’intempérie soient rattrapées à 80% par les employés, c’est inadmissible !
Enfin, les indemnités de repas et déplacement dans le secteur sont à 17 francs et restent désespérément bas alors que le coût de la vie n’a fait que progresser dans le canton alors que dans la construction par exemple, elles sont fixées à 25 francs !
Jardiniers-ères, paysagistes, pépiniéristes, clôturiers-ères, poseurs de piscine ou encore horticulteurs-trices, cela suffit ! Il est temps de construire un véritable rapport de force et de se mobiliser !

Battons-nous tous ensemble pour améliorer nos conditions de travail et faire respecter nos droits !

Exigeons de nouvelles protections et un meilleur partage des richesses !

-  un panier journalier de 25 CHF minimum pour tous les métiers !

-  un Fonds intempéries cantonal pour une Transition écologique socialement juste !

-  une véritable responsabilité solidaire des entreprises, pour limiter le travail temporaire et stopper la sous-traitance abusive sur les chantiers !

-  des mesures de protection pour les travailleurs âgés dans tous les secteurs, renforcer la retraite anticipée !

-  le respect strict et des contrôles accrus des mesures de protection OFSP contre la prolifération du Covid-19, des sanctions exemplaires contre les patrons irresponsables !

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