Appel


La sous-enchère salariale sur le dos des femmes représente 7,7 milliards de francs chaque année.
Les Chambres fédérales débattent actuellement d’une révision de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes relative aux discriminations salariales. La teneur des débats et la position des élus bourgeois sur un projet déjà minimaliste sont inacceptables, puisque l’analyse des salaires envisagée tous les 4 ans ne touchera que 1% des entreprises, celles de plus de 100 employé-e-s. Aucune sanction n’est prévue et la loi s’éteindrait après 12 ans. L’égalité salariale n’est pas un cadeau mais un mandat constitutionnel. Nous voulons maintenant la transparence des salaires, des contrôles efficaces de toutes les entreprises, des sanctions dissuasives pour les entreprises qui ne respectent pas le droit des femmes. La mobilisation pour la manifestation du 22 septembre doit être très forte pour influencer le contenu de cette révision.

Unir nos forces
Appelée par tous les syndicats et une large coalition d’organisations, cette manifestation est aussi un signe de protestation contre le sexisme au quotidien et les autres formes de discriminations à l’encontre des femmes. Le renouveau des mobilisations féministes au plan international, la récente grève féministe des femmes espagnoles, le #Metoo, la lutte des femmes dans de nombreux pays européens pour le droit à l’avortement, mettent en évidence la nécessité d’unir nos forces pour combattre les discriminations sexistes en Suisse aussi. L’actualité politique récente nous le démontre : attaques aux recettes fiscales et aux prestations des services publics pourtant indispensables aux femmes pour les soutenir dans le travail éducatif et de soins, nouvelle tentative d’augmenter l’âge de la retraite des femmes, refus du parlement à de multiples reprises d’instaurer un congé parental, essai du PLR de rogner le congé maternité, volonté de supprimer le programme d’impulsion de la Confédération pour la création de places en crèche, etc.

Contre les discriminations sexistes
Tout au long de leur parcours de vie, les femmes subissent à divers degré des violences, des exclusions, le contrôle de leur corps, des discriminations spécifiques en lien avec leurs origines. Les attaques homophobes sont légion. Ces discriminations forment un tout. Violences et harcèlement sexuel au travail, durant les études, dans les lieux publics ou le cadre privé. Discriminations salariales persistantes, contrats précaires et bas salaire qui induisent une dépendance économique des femmes. Répartition inéquitable des tâches éducatives et de soins additionnée à la pénurie de places en crèche poussent les femmes à une interruption de leur activité professionnelle ou à des temps partiels contraints. Femmes migrantes exploitées dans le cadre de l’économie domestique, retraites insuffisantes et indignes, etc. Suissesses, immigrées, réfugiées, femmes sans statut légal, quels que soit notre statut social, notre âge, notre orientation sexuelle, les discriminations sexistes nous concernent. Le mouvement devra se poursuivre si nous voulons aboutir à l’égalité dans les faits. Dans toute la Suisse, des collectifs locaux se créent pour organiser une journée d’actions et de grève féministes le 14 juin 2019.

Le SIT participe au collectif genevois. Rejoignez-nous !



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